" Le travail ne me fatigue pas, c'est la fatigue qui me travaille. "
Je ne suis jamais contente.
Et je me plains tout le temps.
Mais là, je suis fatiguée, donc j'ai le droit (j'aime aussi me trouver des excuses pour justifier mes plaintes)
Je me plaignais de ne pas trouver de boulot. Et bien... Voilà qui est fait !
Pas vraiment ce que je voulais, mais un travail est un travail, et... je suis dans le besoin.
Alors ça y'est, j'ai trouvé un deux jobs.
Le premier consiste à travailler dans une brasserie, où tous les fils-et-filles-à-papa viennent manger.
J'aime leur mépris et leur dédain quand ils me croisent à la fac parce que je ne connais même pas l'existence de la styliste Chloé*. Et je rigole doucement en me disant que c'est moi qui prépare les petits trucs dégueulasses qu'ils mangent parce que le quartier est "huppé".
(M'enfin, s'ils savaient que ça grouille de cafards, je suis pas sûre qu'ils reviendraient).
[Hey! Je ne les mets pas dans leurs plats, je les tue moi ! Je suis (un peu) envieuse, mais pas méchante !]
Et le deuxième consiste à mettre à l'épreuve ma bonne éducation et ma politesse.
En effet, je distribue des prospectus (ou des flyers pour être plus "fashion") pendant 3 heures. Le matin.
J'arrive assez bien à ne pas murmurer des "pouffiaaaaaasses" quand on m'envoie chier. C'est fou ce que ça me donne en patience, ce job là.
Je suis une marmotte. C'est à savoir, le matin, sauf quand j'ai cours, je suis capable de dormir jusqu'à 12h00 tous les jours. Même en mettant coucher à 21h la veille. J'aime dormir. Je n'y peux rien (du moins, c'est ce que je me dis.)
Et voilà que mon rythme de sommeil se retrouve passablement perturbé. Je l'ai choisi, certes. Mais je n'en peux plus.
Je devrais m'estimer heureuse (oui mais rappelez-vous, je suis une chieuse, éternelle insatisfaite qui aime se plaindre) d'avoir trouver un deux boulots, et c'est le cas, ça me fait des sous.
Mais j'en peux plus.
Je bosse de 21h à 3h du matin pour le premier, et de 6h00 à 9h00 pour le deuxième. Pour ensuite aller en cours à 9h30 jusqu'à 18h00. Je ne sais même plus à quoi ressemble un Jeudi Etudiant, un Vendredi Alcoolisé, un Samedi Dansant. (Je ne parle pas du Dimanche Amoureux... je me mettrai à pleurer sinon.)
Et j'entends quoi de tous les côtés ?
" Tu as oublié de nous donner les sous pour Janvier "
" Tu n'as qu'à pas travailler et ne plus rien t'acheter "
" Et tes parents ?? Pourquoi ils ne t'aident pas ?!! Ce sont vraiment des c*** "
Hmm. Alors Pitit 1) Chers parents, j'ai commencé à avoir des sous en Février, je ne savais pas que c'était rétroactif cette histoire, et surtout, c'est MOI qui vous ait proposé de vous aider alors si j'ai un petit creux dans mon compte... vous pouvez être cléments et dire que l'année commence en Février ? (Après tout, l'année fiscale c'est bien Mars...)
Pitit 2) Oui, bien sûr. Arrêter de fumer me ferait un trou en moins dans mon budjet c'est sûr. Mais sois-prêt à me supporter chéri si j'arrête la cigarette. C'est la mort de ma vie sociale.
Pitit 3) Je n'ai pas forcément envie, chère pouffiasse, d'être dépendante de mes parents. Je vis chez eux, je suis logée, nourrie, blanchie, je crois que je n'ai pas non plus à leur demander plus de choses que ça. Ce n'est pas à eux de gérer mes loisirs, mes envies. Et pis ... et pis... Moi je trouve ça pathétique à ton âge de profiter déjà de l'Etat. Na !
(Alors là, admirez mon profond courage, qui consiste à insulter et à dire ce que je pense à cette jeune demoiselle que je dois croiser au moins ... beaucoup de fois par semaine, sur mon blog. Je suis vraiment une garce.
Bref. Je ne demande pas à ce qu'on me félicite tous les jours. Mais qu'on me laisse un peu tranquille.
Qu'on arrête de me dire que je ne fais pas assez de choses à la maison, que je ne bosse pas assez mes études. Et que oui, merde, mes parents me félicitent, me balancent un petit " t'es courageuse ma fille". Qu'on arrête de me dire que du coup avec du boulot, je suis "riche" et que je peux offrir un verre ou meme le restau à tout le monde.
Parce que merde, deux boulets ne veut pas dire toucher 1500 euros pour chacun.
(je laisse ici mon lapsus révélateur...)
Voilà, j'ai fini de me plaindre.
Je pense que je vais changer le nom de mon blog.
Comment qu'on fait ?
* Petite info à ce propos : c'est Stella McCartney(?) qui prends la suite de Karl Lagerfelds pour la maison Chloé.
[* Listening : Je ne veux pas travailler - Pink Martini *]
Comments
Moi qui me plaignait de mes horaires à rallonges en prépa, j'ai (enfin) trouvé quelqu'un qui bosse encore plus que moi !
Mais un truc que je ne comprends pas...Tu dors quand ??? Tu fais des micro-siestes pour tenir le coup ? =///
Ou bien je loupe les cours du matin.
Comme ça je suis sure de rater mon 2ème semestre...
Enfin voilà.
Mais tu sais, je "supporte" ces horaires, mais je ne serai pas sûre de supporter ceux des prépas, avec tout ce que ça implique alors je te trouve beaucoup plus courageux !
tu peux changer en la fée pété de tunes exténuées
tu m'a bien fais marrer
Pour ma part je n'ai jamais bossé pendant mes études, j'ai eu de la chance je le sais parfaitement car j'avais les bourses la plupart du temps, quant à être aidée par mes parents, hors de question, ils n'ont jamais eu de grands moyens, alors je me suis toujours payé mes inscriptions(quand je n'avais pas droit aux bourses), mes bouquins, le loyer pour être près de la fac. Je n'ai jamais été quelqu'un sortant beaucoup, j'ai toujours préféré les bouquins, le dessin et les petites soirée entre amis.
Quant à maintenant, avec mes horaires décalés et le fait que je peux aussi travailler le dimanche, et bien la vie socialeest là aussi un brin grillée.. Mais au fond tant qu'on a un boulot qui plaît c'est un petit inconvénient...
Bonne journée à toi la fée!